• Nous voulons une intervention
énergique du gouvernement dans
l'économie pour minimiser les
effets de la crise en préservant et
en créant des emplois; en soutenant,
par exemple, le secteur de la
forêt et l'élaboration d'une véritable
politique énergétique;
• Nous demandons l'abandon de la
formule des PPP;
• Nous revendiquons la protection et
le renforcement des régimes de
retraite des travailleurs et travailleuses
québécois. |
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simpliste,
on doit admettre qu'au
Québec, notre industrie joue un rôle
de fer de lance. Elle soulagera en
tout cas nos concitoyens, des pires
effets de la présente crise.
Autre bonne nouvelle, même si l'intensité
des travaux a quelque peu
diminué en Alberta, les entrepreneurs
avec lesquels la FIPOE a conclu des
ententes continuent leurs activités. Il
y aura donc encore en 2009, du travail
pour des membres de notre syndicat
au royaume de l'or noir canadien. |
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La construction : fer
de lance au Québec |
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Notre défi :
gagner et négocier |
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Dans le régime syndical de l'industrie
québécoise de la construction, le sort
de nos métiers est étroitement lié.
Même si nous pouvons faire notre
travail chacun de notre côté durant la
vie de la convention collective, en
période de maraudage, il faut nous
entraider. Nous devrons le faire malgré
nos divergences, parce que la
représentativité de chacun des
métiers compte dans le résultat global
de la FTQ-Construction.
Nous devrons faire des efforts particuliers
parce qu'à la suite de mon
départ de la présidence de la FTQConstruction,
ma succession et celle
du directeur général ont été assurées
dans un climat qui manquait de sérénité.
Il faudra passer par-dessus certaines
frustrations et se resserrer les
coudes.
La deuxième leçon, c'est que le jeu
des alliances ne doit pas permettre
que des syndicats largement représentatifs
comme le nôtre et certains
autres métiers soient absents de la
table de négociation. Nous devrons
imposer notre présence et négocier
nous-mêmes nos conditions.
Je suis confiant en l'avenir parce que
je sais que nous y mettrons toutes
nos énergies et toutes nos convictions
dans cette importante campagne.
Au nom de toute l'équipe, je souhaite
que ce Noël soit pour vous et vos
proches, l'aube d'une année de bonheur. |
Il est évident que la crise économique
mondiale que nous traversons aura
des effets négatifs sur l'économie du
Québec. Nos exportations, en grande
partie destinées aux États-Unis, ont
commencé à diminuer de façon significative.
Mais il y a une bonne nouvelle au
Québec. Chez nous, la vigueur de
l'industrie de la construction se maintient
et il semble que cette situation
se perpétuera encore au moins trois
ans.
Avec 132 millions d'heures travaillées
dans l'industrie de la construction,
l'année 2008 nous aura permis d'atteindre
un sommet inégalé depuis
trente ans.
On aurait pu croire que pareille situation
était un accident de parcours et
qu'avec la récession à l'horizon, les
choses se dégraderaient. Ce n'est
pas le cas! Malgré certains reports ou
étalements de travaux, la Commission
de l'industrie de la construction
prévoit que la même quantité
d'heures sera effectuée sur nos chantiers
en 2009. Et on prévoit que cette
vigueur ne diminuera pas d'ici 2012.
Si l'adage populaire « quand le bâtiment
va, tout va » est un peu sim- |
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Au mois de mai prochain, une nouvelle
campagne d'adhésion syndicale
aura lieu dans l'industrie québécoise
de la construction. Un vote y mettra
un point final au mois de juin. Il nous
faudra redoubler d'ardeur pour éviter
la situation absurde de 2006. On se
souviendra que, malgré une majorité
renforcée, la FTQ-Construction à été
exclue de la table de négociation.
La FTQ-Construction recueillait en
effet 43,9 % de l'adhésion des salariés,
devançant de plusieurs points
son plus proche concurrent, le
Conseil provincial-International
(27 %). Mais nous n'atteignions pas
notre but, soit la majorité absolue.
Résultat : formant une coalition
contre nature, le Conseil, la CSN et la
CSD s'assoyaient à la table de négociation.
La FIPOE a pourtant fait son travail.
Avec 86,6 % des électriciens, 55,9 %
des installateurs de systèmes de
sécurité et 90,9 % des monteurs de
lignes, il faudra néanmoins continuer
à améliorer notre représentativité.
Mais ce ne sera pas suffisant. Même
si nous représentions 100 % des travailleurs
de nos métiers, nous pourrions
être toujours exclus si la FTQConstruction
ne récolte pas une
majorité absolue.
Nous tirons deux leçons de la dernière
campagne de maraudage de 2006. |
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